être et vivre canon plutôt que canonique. Et un jour, pourquoi pas, vivre les deux états à la fois

29 juin 2014 9:09

Graines de chia, cacao pur, maca, levure maltée, spiruline, jus de shitake, élixir de grenade, gelée royale, sel de Nigari, baies de goji, miel cru, aloe vera, acerola, sérum de Quinton, voilà que s’affichent, starissimes, au Panthéon du nirvâna métabolique, de sacrées petites molécules sensées miraculer nos cellules et nous transformer en véritables bombes. Nouvel engrenage marketing d’une machine de guerre qui vise les néo bobo’s foodistas high tech en quête d’un nouveau mieux-être ou juste retour de produits ancestraux remis à l’ordre du jour par les naturopathes et médecins de la nouvelle génération ortho-moléculaire ?

Car finalement ne suffirait-il donc pas de basculer dans mes cuit-vapeurs pour passer en mode turbo ?
Oui et non. Si je propose de considérer dans son assiette et en priorité absolue des aliments, végétaux en tête, de grande qualité, riches en nutriments et pauvres en polluants, si nous comprenons l’intérêt de les cuisiner sans les abîmer pour profiter au mieux de ce qu’ils peuvent nous apporter sans nous nuire, rien ne nous empêche en plus de mettre à l’honneur de super aliments qui sont là, dans la nature et depuis toujours ou déjà très longtemps, pour booster notre énergie et nous aider à redresser nos curseurs métaboliques ou à les garder haut dressés s’ils le sont déjà (ou qu’on le croit). Qui peut le plus peut donc le mieux.

Par ailleurs, on n’a pas toujours le choix de ce qu’on mange et vouloir le chercher vindicativement nous rendrait vite asociaux et/ou paranoïaques. Les sorties de route font partie de nos rythmes de vie aussi et, si nous sommes vigilants, nous ne sommes pas non plus des orthorexistes du manger correct. Ni à l’abri d’une soirée trop ou mal arrosée, d’une nuit trop courte, d’un excès de travail, d’un coup de stress acidifiant neutralisant du coup une forte dose de nos anti-oxydants si précieusement accumulés, enfin quoi, nous courons, bougeons, vivons, pleurons, palpitons, la vie droit devant. Pour vivre enfin comme on veut, maîtriser, garder notre cap et aller au bout de nous-mêmes, pour y arriver et en profiter, c’est plus pratique de disposer d’une vitalité de géant et d’une immunité au sommet. Et tant qu’à faire, s’il est question de se doper, mieux vaut le faire à coup de jus de shitake et de pollen multi fleurs qu’à force de tabac, d’alcool, de café, de tranquillisants, d’euphorisants et de somnifères, sans compter tous les médicaments dont on ne vous fera aucunement grâce le jour où, à force d’avoir galéré, dépourvu que vous aurez été tout le long de molécules essentielles et truffé d’autres qui vous oxydent et vous polluent, vous piquerez tout simplement du nez et du reste dans un fracas d’autant plus inaudible que vous ne ferez que rejoindre le troupeau de ceux qui sont déjà chimiquement assistés, parfaitement résignés et peu alertés par ailleurs des effets secondaires de ce qu’on leur administre.

Perso, pour vivre ma vie et assurer, depuis plus de 20 ans, en plus de mes assiettes frétillantes d’énergie, je prends des compléments naturels, ils me ressourcent et me garantissent une jeunesse cellulaire extrêmement précieuse pour générer ma vie telle que je la désire. Cet état d’exaltation métabolique, il faut le vivre au moins une fois pour comprendre ce que l’on rate en ne le visant pas. Bon, c’est mon luxe à moi. On me prenait à l’époque pour une folle dingue, une succube, une allumée. Aujourd’hui, tout le monde en parle, tout le monde en veut et c’est tant mieux. Il n’y a finalement pas de précurseurs, il n’y a que des retardataires. Et tant qu’à paraître son âge, je préfère l’âge métabolique à l’âge calendrier, être et vivre canon plutôt que canonique. Et un jour, pourquoi pas, vivre les deux états à la fois Smile

votre agitatrice de molécules préférée

Classés dans :